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MARTINCOURT-SUR-MEUSE – 55 323  

Blasonnement

D’or à un casque Mars de gueules ; mantelé renversé d’azur chargé à dextre d’une croix de quatre épis de blé d’or contre- pointés et à senestre d’une tête arrachée de lion d’argent, lampassée et couronnée de gueules, les deux surmontant une fleur de lys d’or, surchargée d’un bâton péri en bande de gueules.  

Soutien de l’écu : Deux rameaux de hêtre, tigés de tanné, feuillés de sinople et fruités d’or, passés en sautoir. 

Croix de Guerre 1939 – 1945, au naturel, appendue sous l’écu et brochant sur la croisure. 

Divise toponymique MARTINCOURT-SUR-MEUSE en lettres de sable   sur un listel d’or au revers d’azur. 

Motivation

 Le casque de MARS (dieu de la Guerre) évoque le toponyme Martincourt (Marthecourt en 1157, le domaine de Martin, selon une hypothèse Martin duc d’Austrasie). Martin a pour origine le latin Martinus dérivé de Mars .

Le village existait déjà à l’époque Gallo-romaine ainsi que l’attestent des ruines de bâtiment et une pièce de bronze de l’empereur romain Antonin (+138-+ 161) découverts, en 1877, lors du percement du canal. Les termes “sur Meuse” ont été ajoutés en 1922.

 La croix, formée par les quatre épis, rappelle que l’église est vouée à “l’invention de la Sainte Croix”. Cette église, datant de 1171, détruite en 1940, a été reconstruite en 1953/56 avec de la pierre du pays.

 La tête de lion d’argent sur le champ d’azur évoque avec inversion des émaux, les armes de la famille de Pouilly, seigneur du village à partir de 1460 qui portait : “d’argent au lion d’azur, armé, lampassé et couronné de gueules”.

La seigneurie passa par mariage en 1653 à la famille Vassinhac d’Imécourt qui portait (sic) : “d’azur à la bande d’argent cousue de sable” illustré par l’argent du lion et l’azur du champ. Cette famille conserva des biens à Martincourt jusqu’en 1920.

 La fleur de lys chargée d’un bâton péri en bande rappelle qu’avant 1790 le suzerain de cette seigneurie était le prince de Condé qui portait “d’azur à 3 fleurs de lys d’or, au bâton péri en bande de gueules”.

 La couleur rouge des meubles fait allusion au minerai de fer extrait au XIXème siècle au lieu-dit le pèlerin du finage de Martincourt et traité à Stenay.

 Les épis soulignent le caractère agricole du village où de la vigne était cultivée jusqu’à la fin du 19ème siècle.

 Les rameaux sont ceux des hêtres et des autres arbres des forêts environnantes. Les faines sont celles que les habitants de Martincourt allaient ramasser en forêt pour les faire sécher sur les greniers avant de les écraser et d’en extraire l’huile au moulin.

Entre mai et juin 1940, le village de Martincourt a été l’enjeu d’âpres batailles, avec des bombardements d’artillerie qui l’ont entièrement détruit ; la Croix de Guerre 1939-1945 lui a été attribuée par décret du 11 novembre 1948. 

Armoiries composées et dessinées par Robert André LOUIS, héraldiste, et Dominique LACORDE, historien, membres du Comité Lorrain d’Héraldique et adoptées le 16 octobre 2021 , Monsieur Gilles HERVEUX étant maire.

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