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BEAUFORT-en-ARGONNE – 55037

 

BLASONNEMENT

D’azur à la tour carrée aux  contreforts d’argent essorée de gueules, accostée de deux feuilles d’alisier torminal inclinées et adossées  d’or ; Chef parti, au I), de gueules à une roue de Sainte Catherine d’or, faillie (brisée) en chef à senestre et au II) chargé de deux clous passés en sautoir, de l’un en l’autre.

Soutien de l’écu : Deux brins de blé enlacés, tigés, feuillés et aux grains d’or, passés en sautoir avec deux autres.

 

Croix de Guerre 1914 – 1918, au naturel, appendue à son ruban sous l’écu et brochant sur la croisure

 

Devise toponymique : BEAUFORT-EN-ARGONNE en lettres d’or sur un listel de sinople au revers de gueules.

 

MOTIVATION

 La tour est une arme parlante pour le patronyme Beaufort (Bellofortis en 1188 – belle fortification) (a).

La tour représente la maison-forte avec une tour d’angle, construite au XVII ème siècle (un linteau de la porte d’entrée est daté de 1664), des vestiges de remparts et de souterrains, rappellent que les habitants trouvaient refuge en cet édifice en cas de conflit.

Par la charte d’affranchissement, donnée, en 1188(inspirée de celle de Beaumont de 1182),  les comtes de Stenay et Grandpré octroyèrent à Beaufort une délégation locale (un maire : “major villicus et 4 échevins : jurtis-scabini ) pour gérer la commune. Les deux princes attestaient la création d’une nouvelle localité commune à leurs deux domaines proches de celui des évêques de Verdun et lui conféraient une certaine neutralité importante dans ce secteur frontière convoité de ces féodaux, de l’évêque et du royaume de France. Cette charte, la première de Meuse, ainsi monument paléographique, longtemps conservée en mairie, a malheureusement disparu lors de l’incendie du village en 1914.

  L’azur, l’or et les gueules (rouge) des champs, illustrent les émaux  les armes des suzerains dont dépendit successivement Beaufort : le Duc de Bar , ensuite le Duc de Lorraine, puis le roi de France et enfin le Prince de Condé (avec le Clermontois) jusqu’à la fin de l’ancien régime. Le prince de Condé portait : ” D’azur à trois fleurs de lys d’or et au bâton péri en bande de gueules “.

Les seigneurie de Beaufort appartint ou se partageât avec des alliés de la famille du seigneur primitif de Landres-Pouilly-Cornay(b). Selon Jeantin, en novembre 1742, la cloche de l’église bénite avait été levée par Louis Maillard baron de Landres(c), seigneur de Beaufort et par Marie-Anne de Wasinhac-Imécourt son épouse. Elle portait leur nom.

La roue à pointes et brisée est l’attribut de Sainte-Catherine à laquelle est vouée l’église. Les gueules rappellent le martyr de cette sainte.

Les feuilles d’alisier torminal (un des princes de nos forêts) illustre l’implantation du village, à l’orée de l’immense forêt de Dieulet vitale pour le village : plus de la moitié des maisons au 19e siècle du village étaient des constructions à colombage et torchis, grâce à cette présence de la forêt et d’un sol argileux.

 Les deux clous rappellent la production d’une forge qui a fonctionné au lieudit Maucourt , au milieu du 19ème siècle. Ils représentent également les autres industries de la commune : une huilerie, le moulin et une tuilerie.

Les Épis soulignent le caractère agricole du village.

La Croix de Guerre 1914 – 1918 avec palme a été attribuée à Beaufort-en-Argonne avec la citation suivante à l’ordre de l’armée : Située dans la zone des combats au début de la guerre, puis sur la ligne de feu en 1918, a fait preuve de la plus vaillante attitude sous les bombardements et pendant l’occupation ennemie, sans jamais désespérer de la victoire finale.

  • Jeantin associe le toponyme Beaufort à la charte. Il donne à Bel un sens géologique et ethnographique en interprétant Fort par “hors de” en dialecte local.
  • Notamment les familles de Furchsenberg et de Moriolles les dernières de l’ancien régime mais nous n’avons trouvé aucune référence relative au titre de seigneur de Beaufort conféré à ces deux familles successives.
  • Maillard de Landres et Landeville portait : d’azur à un écusson d’argent au-dessus duquel est un lion naissant aussi d’argent, onglé et lampassé de gueules.

 

Armoiries composées et dessinées par Robert LOUIS, héraldiste, et Dominique LACORDE, historien, membres du Comité Lorrain d’Héraldique, avec l’avis de Monsieur Daniel MAYOT, et adoptées le 07 septembre 2021, M. Joël FOURREAUX  étant maire.

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