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BÉTHINCOURT – 55048

D’or, à un foudre, à huit éclairs rayonnants, surmonté à dextre d’un fer de moulin et à senestre d’une molette, les trois de gueules ; chef triangulaire d’azur à une mitre d’or.
 Tenant de l’écu, deux geais des chênes affrontés au naturel.
 Croix de guerre 1914- 1918 à dextre et médaille de la résistance à senestre appendues à leurs rubans sous l’écu.
 Devise BÉTHINCOURT en lettres d’or sur un listel de sinople au revers de gueules.

L’azur et l’or évoquent les armes des suzerains : l’évêché de Verdun (a), initialement, et le Prince de Condé (Clermontois) (b) avant 1790. Les gueules (rouge) et l’or sont ceux du Duc de Lorraine, Charles III, ayant créé la prévôté des Montignons (à Montzéville) à laquelle était rattaché le village.

Le foudre (issu de la mythologie grecque : les foudres du dieu Jupiter) est le symbole des états- majors de l’armée. Ici, il souligne l’accueil périlleux, dans une maison du village, du poste de commandement du colonel Grandval, pendant l’occupation allemande, pour coordonner tous azimuts la résistance des FFI dans le nord-est (Lorraine, Alsace, Champagne, Ardennes) en juin et juillet 1944.
Cette attitude audacieuse, ainsi que les représailles subies après une action armée, ont motivé à la commune d’être une des 18 cités françaises décorées de la médaille de la résistance.

La mitre est celle de St Martin le patron de la paroisse. Clovis ayant imploré avec succès Saint Martin, en fit le patron des francs. La chape bleu d’évêque de Saint Martin fut prélevée dans son tombeau et devint trésor royale des Mérovingiens, des carolingiens puis des capétiens. Le bleu de notre drapeau rappelle ainsi celui de ce saint protecteur de la France.

Le fer rappelle que jadis un moulin tournait sur le ruisseau de Forges, au hameau de Raffécourt.

La molette d’éperon illustre une course de chevaux (le Flon ) qui se déroulait naguère à la Pentecôte.

Les geais des chênes évoquent les chênes et les autres arbres de la forêt environnante.
Béthincourt a été décoré de la Croix de guerre 1914 – 1918 avec la citation suivante, du 18/03/1921, à l’ordre de l’armée : « A été l’enjeu d’attaques successives acharnées. Soumise aux plus violents bombardements a été totalement détruite. Par son long martyre et son héroïque sacrifice, a bien mérité du pays ».
(a) L’évêché de Verdun aurait pour armes : « d’azur, à une crosse d’or et une épée haute d’argent garnie aussi d’or, posées en pal l’une à côté de l’autre, accompagnées de trois clous de la Passion d’argent”.
– Selon l’armorial d’Hozier, l’évêché de Verdun portait : « d’argent à la fasce de gueules ».
(b) les princes de Condé portaient : « d’azur aux trois fleurs de lys d’or et au bâton péri en bande de gueules en abîme ».

Armoiries composées et dessinées par Robert LOUIS, héraldiste, et Dominique LACORDE, historien membres du Comité Lorrain d’Héraldique proposées en septembre 2015 et utilisées par la commune depuis septembre 2019

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