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TROYON -55521

 Tiercé en pairle, au 1 d’or au pentagone bastionné de gueules, au 2 d’azur au coq combattant d’argent allumé, crêté, barbillé et membré d’or, au 3 de gueules au pin d’argent au tronc d’or fiché.
 Soutien de l’écu, deux brins de bleuet tigés, feuillés de sinople et fleuris d’azur passés en sautoir.
 Croix de guerre 1914 – 1918 appendue sous l’écu et brochant sur la croisure.
 Cri de ralliement toponymique TROYON d’or sur un listel d’azur au revers de gueules.

Le V formé par la partition dessine la trouée d’une vallée et évoque ainsi te toponyme TROYON qui pourrait selon certains auteurs dériver de traon, trou, trouée, tranchée dans les Côtes de Meuse.
Selon une autre version, Troyon serait issu du nom de personne Germanique Truogo ou Drohonus de Drog, Driugan : agir, entrer en campagne, illustré par le fort.

Le pentagone bastionné dessine le fort de Troyon qui a résisté au cours de la première guerre mondiale et interdit aux Allemands de remonter vers Verdun. Les bleuets soulignent la ténacité héroïque des poilus du fort, surtout en septembre 1914 et jusqu’en 1918, face la puissance ennemie.

Le coq combattant évoque le hameau de Jossecourt (Josse, forme populaire de judoc, nom qui en celte signifiait combattant) détruit vers 1500.

Le pin est celui de la légende de Saint Martin(a), évêque de Tours, le patron de la paroisse.

L’azur et l’or illustrent que le village dépendait du Barrois non mouvant, prévôté de St Mihiel.

Le village de TROYON a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 avec la citation suivante à l’ordre de l’armée : Vaillante cité qui, située en pleine zone de combat, a été soumise à d’incessants bombardements. Par ses souffrances et ses ruines, a bien mérité du pays..

(a)En l’an 380, l’évêque Saint-Martin, venant de son évêché de Tours pour rencontrer l’empereur Maximin, s’arrête dans un lieu qui s’appelle Fanum Pini. (Temple du pin). Un temple païen s’y trouve, à proximité d’un pin gigantesque : arbre divin et vénéré au temps druidique, arbre diabolique pour les chrétiens. L’évêque ordonne sitôt que le temple soit dédié à Dieu et que le pin maudit soit abattu sur le champ. Les indigènes mirent à cela une condition : que l’évêque soit placé sous la chute de l’arbre. Le saint homme confiant, se positionne devant l’énorme tronc et attend en priant. Lorsque sous les coups de hache, le pin verse dans un craquement sinistre, ô miracle ! Saint Martin le détourne d’un signe de croix et demeure indemne. La conversation en masse des gens de la région suit aussitôt.
(a) Armoiries composées et dessinées par Robert, André LOUIS avec les conseils de la commission héraldique de l’Union des Cercles Généalogiques Lorrains et adoptées par la commune le 29 novembre 2014.

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